MISE EN CONTEXTE
Le verdissement des terrains représente une solution naturelle et économique aux impacts des changements climatiques, notamment les îlots de chaleur, la surcharge du réseau d’égout, les surverses et la restauration des habitats naturels. Pour agir de façon efficace, les municipalités sont invitées à mettre en place des taux minimums de verdissement des terrains, pouvant être adaptés, au besoin, aux différents contextes, densités et usages pour faciliter leur implantation.
Ces dernières années, un autre outil de verdissement a fait son apparition, d’abord en Europe (ex. Berlin) sous le nom de coefficient de biotope par surface (CBS), puis récemment à Montréal sous le nom de facteur de résilience climatique (FRC), par exemple dans les arrondissements Le Sud-Ouest et Mercier-Hochelaga-Maisonneuve. Bien adapté aux grands projets et propriétés, ce coefficient offre, comme les taux de verdissement, un standard minimum de végétalisation des terrains, mais offre une plus grande flexibilité aux propriétaires et promoteurs dans les solutions d’aménagement à mettre en place, selon leur contexte, pour atteindre ces objectifs.
BÉNÉFICES
- Captation des gaz à effet de serre (GES) par les végétaux
- Réduction des nuisances (bruit, poussière, odeurs…) et de la pollution atmosphérique
- Réduction de la température ambiante par évapotranspiration des végétaux
- Réduction des rejets d’eau à l’égout par infiltration sur le terrain, absorption par les racines des végétaux et recharge de la nappe phréatique
- Augmentation du verdissement et des espaces pour la biodiversité urbaine
- Amélioration du bien-être et de la santé des populations (réduction du stress, des maladies respiratoires…)
- Réduction des coûts de climatisation
CONDITIONS DE SUCCÈS
- Fixer et exiger un facteur de résilience climatique minimal pour les grands lots afin d'assurer un verdissement minimal des propriétés, tout en offrant une flexibilité dans les aménagements choisis et selon le contexte du projet
- Fixer et exiger un taux minimum de verdissement des terrains pour les petits lots, pouvant être évolutif selon le contexte
EXTRAITS RÈGLEMENTAIRES
Le facteur de résilience climatique (FRC)
Le facteur de résilience climatique (FRC) est un coefficient qui décrit la proportion des surfaces favorables à la biodiversité (surface écoaménageable) par rapport à la surface totale d’une parcelle. Le calcul du FRC permet d’évaluer la qualité environnementale d’une parcelle, d’un ilot, d’un quartier, ou d’un plus vaste territoire. Comparée aux taux de verdissement des terrains, le facteur de résilience climatique offre plusieurs avantages :
Les extraits en images ci-dessous proviennent de l'arrondissement Le Sud-Ouest de la Ville de Montréal |


Pourcentage minimal de verdissement des terrains
413.3. Au moins 25 % de la superficie d’un terrain doit être plantée de végétaux en pleine terre, sauf dans un secteur où est autorisée comme catégorie d’usages principale une catégorie de la famille commerce ou industrie dont le taux d’implantation maximum autorisé est de 85 % et plus. Toutefois, dans un secteur où est autorisée comme catégorie d’usages principale une catégorie de la famille habitation, le pourcentage de verdissement exigé varie selon le taux d’implantation maximal autorisé conformément à ce tableau : 413.4 Sous réserve du deuxième alinéa, la superficie d’un toit végétalisé, d’une piscine et d’une unité de stationnement pour automobile ou pour vélo recouverte de pavé alvéolé, d’une grille ou d’une membrane recouverte de végétation, est incluse dans le calcul du pourcentage de verdissement exigé en vertu de l’article
Ville de Montréal, Rosemont-La Petite-Patrie |
ÉLÉMENTS À CONSIDÉRER
- Intégrer les nouvelles normes dans le règlement de zonage et le règlement sur les permis et certificats
- L’adoption d’un facteur de résilience climatique pour certains types de lots demande de nouveaux outils adaptés pour le requérant et la municipalité. De plus, les personnes qui analyseront les demandes de permis devront être familiarisées avec ces nouveaux outils, ce qui peut demander un temps d’adaptation à l’interne lors de leur adoption